C'est sous une pluie battante que Chalon donne le coup d'envoi. Chalon commet une faute sur le 1er regroupement aussitot concrétisé par Ruet. Dans ces conditions le jeu au pied de Ruet est permet aux viennois de domine et de creuser l'ecart aussitot reduit par Cabadais. Vienne se réinstalle dans le camp bourguignon une faute en mélée permet a Ruet d'inscrire sa 3° pénalité. Vienne reprend sa domination, Chalon se dégage avec peine et parvient a reduire le score. le ballon glissant occasionne de fautes de main de part et d'autre. Sur un temps fort viennois les Chalonnais subissent une ecxclusion temporaire et les 3 points de la pénalité de Ruet mais Cabadais réplique sur un hors jeu puis égalise sur une faute au sol.
Sur le renvoi une attaque Chalonnaise met les viennois hors jeu et Cabadais donne l'avantage au siens. Dans cette rencontre les défenses prennent le pas sur les attaques et le jeu au pied sur les attaques au large. Vienne écope a son tour d'un carton blanc et encaise une pénalité. Vienne profite du vent leger qui s'est levé pour occuper le camp bourguignon. Vienne tente de dynamiser le jeu avec l'entrée du banc. Chalon se met à la faute et Ruet réduit le score. Vienne semble prendre peu a peu le controle de la rencontre bet Ruet égalise. Les viennois ne scorent pas sur un nouveau temps fort, la pénalité heurtant le poteau. Un drop de 55 m de Ruet passe sous la barre.... le suspens est a son comble... Une penalité de 51m passe a droite de poteaux tango et ce sont les prolongations.
Cabadais passe une pénalité mais Ruet égalise aussitôt, le duel de buteurs continue avec un echec de drop tango. Les viennois dominent le début de la seconde mi temps, le groupé pénétrant viennois balaye le pack adverse et l'arbitre accorde l'essai de pénalité. Vienne souffre dans les dernieres minutes sur sa ligne apres les cartons blancs de Housni puis Jakubowski mais tient bon et obtient la victoire.
L'analyse :
Cette demie finale qui aurait du etre une fête entre deux grands clubs du rugby régional mais hélas le temps n'était pas au diapason de cette programmation,, une pluie incessante ayant sans doute dissuadé nombre de spécateurs de faire ce court déplacement.
Pour les Chalonnais comme pour les Viennois les consignes de jeu étaient évidentes vue la méteo : occuper le terrain et pousser l'adversaire à la faute une fois a portée de tir des deux maitres botteurs car l'important dans une demie finale c'est de la remporter tant le titre est à portée. Bien entendu le spectacle en fut victime, pas un joueur ne fit plus de 15 metres dans la défense adverse balle en main.
A ce jeu les viennois ont été les plus efficaces, occupant le terrain et ne rendant le ballon a l'adversaire que sous la pression au contraire des tangos qui rendirent tres vite nombre de munitions a une arriere defense Desseme-Boissiere-Sabot pratiquement irreprochable qui elle tenta le plus souvent de remettre la pression balle en main. Dominateur dans les phases statiques, touches et mélées Chalon ne profita pas de cet avantage.
A ce jeu ce sont bien entendu les botteurs qui eurent le soin de meubler le score Cabadaïs fut d'une précision presque parfaite tandis que Ruet trouvait les poteaux à deux reprises. Une fois de plus la solidarité viennoise a fait la différence dans les dernieres minutes tout autant par l'essai de pénalité incontestable concédé à la 94° minutes que durant la longuue scéance de pilonnage qui suivit jusqu'a la 4° minutes d'arrets de jeu qui parurent interminables au Ciel et Blancs.
Vienne disputera donc la 4° finale du Championnat de France de sa longue histoire 75 ans apres la précédente et son dernier titre, le Bouclier de Brennus de 1937.